Patrimoine de la Ville
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Le Château

 

Le Château de Roussillon se distingue par son style Renaissance italienne.

Le Cardinal François de Tournon sera propriétaire et commanditaire de la construction du Château en 1545. Les plans sont l’œuvre de l’architecte italien Sebastiano Serlio.

En 1564, il sera le témoin d’un évènement historique puisque Charles IX, alors en villégiature à Roussillon accompagné de sa mère Catherine Médicis, y signera l’Edit de Roussillon, qui fixe le 1er janvier comme premier jour de l’année.

N’hésitez pas à venir découvrir cette richesse du patrimoine roussillonnais en visitant notre Château Renaissance.

Pour toutes informations sur les visites, vous pouvez consultez la rubrique de la Maison du Patrimoine.

L’église Saint-Jacques

 

Cette église, remaniée au cours des siècles, conserves-en son portail principal et sa porte latérale (voir photo ci-contre) un beau témoignage de style ogival fleuri ou art gothique flamboyant. Au XVIIe siècle la chapelle des Pénitents est construite.
On peut voir sur la façade l’écusson à tête de mort de la confrérie. Les Pénitents blancs prenaient en charge les enterrements et apportaient également des soins aux malades.

Au XIXe siècle, le chœur est agrandi par un sanctuaire, deux sacristies sont construites et le clocher est prolongé par une flèche.

Les remparts et la porte de Givret

 

Au cours du XIVe siècle, le bourg de Roussillon s’entoure d’un rempart crénelé, percé à intervalles réguliers d’archères. Dans la muraille s’ouvraient quatre portes et une portelle : les portes de Vienne et d’Avignon, situées au nord et au sud de la rue Grande, et la porte des Moulins à l’est qui ont été détruites aux XVIIIe et XIXe siècles. Seule, accolée à une partie du rempart nord, subsiste la porte de Givret.

Le couvent des Minimes

 

En 1608, Just-Louis de Tournon fonde la Communauté des Minimes et fait édifier le couvent actuel autour de l’église d’Alenchiez, qui sera englobée dans le bâtiment et deviendra la chapelle du couvent. Cette communauté religieuse occupera le couvent jusqu’à la Révolution.

L’ancien couvent des Minimes, désaffecté, fait l’objet d’une vente comme bien national en 1792.

La congrégation de la Nativité de Notre-Seigneur y établit un pensionnat de jeunes filles en 1834. Celui-ci fonctionnera jusqu’au début des années 1950, après une interruption de 1905 à 1933 due au vote de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat.

Rhône-Poulenc acquiert le couvent et y loge à son tour ses employées célibataires durant une vingtaine d’années, puis ses retraités.

Dès la fin du XXe siècle, la commune et l’OPAC 38 décident de restaurer le bâtiment et d’y aménager des logements sociaux. L’ancien Couvent des Minimes, pur exemple de l’architecture religieuse de la Contre-Réforme, est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1997.

Poterie, tuileries, magnaneries, taillanderie, moulinage et arboriculture

 

Les registres paroissiaux mentionnent un potier dès 1647, mais la première trace certaine d’une activité sur la commune est le parcellaire de 1699 qui relève une «thuillerie, maison et terre au mas de Bruchet, bordée au couchant par le chemin de Roussillon à Anjou passant par les Liouds et du vent un autre chemin de Roussillon à Anjou passant par la porte d’Avignon. Elle appartient à Claude Barbier». 

Le cahier de doléances de la communauté de Roussillon en 1789 donne les renseignements suivants :

« Les maisons sont bâties en chaux, sable et cailloux ou en terre battue ; elles sont toutes couvertes en thuiles dont il y a quatre fabriques à Roussillon».

Lors de l’établissement du cadastre de Roussillon en 1824, on recense sept tuileries ou poteries. Plusieurs autres seront édifiées au cours du XIXe siècle.

La production était très liée aux activités du monde rural : des biches à lait (10 000 par an), des cruches pour conserver l’huile et l’eau, des pots à beurre, des écuelles à oreilles pour manger la soupe devant le feu, le bol coincé entre les cuisses, des pots à anses pour porter le repas aux champs, des pots de fleurs…

Le ruisseau du Rivet favorisa des activités de moulinage de la soie (usine Rémond aux Vials) et de taillanderie (usine Robin aux Liouds).

Le territoire communal était planté de nombreux mûriers et l’élevage des vers à soie était pratiqué soit comme activité annexe par les femmes de cultivateurs soit comme activité principale dans des magnaneries. En juillet 1914, l’enquête sur les lieux d’élevage de vers à soie recensait 64 «éducateurs» pour une récolte de 1 830 kg de cocons.

L’arboriculture date du début du XXe siècle. Elle bénéficia notamment de la vente en parcelles de forme régulière des anciens communaux de Louze. La commune procéda à cette opération afin d’acheter le château en vue d’y installer la mairie. 

Le Lavoir de Chavaillon

 

Un peu caché des regards, un peu oublié, le lavoir de Chavaillon, alimenté par le ruisseau du Royon date de 1884. À cette époque, les habitants désiraient depuis longtemps que la commune fit l’acquisition d‘un emplacement joignant ce petit cours d’eau afin d’y établir un lavoir public dont le besoin se faisait ressentir. Roussillon manquait de fontaines abondantes et le linge ne pouvait être lavé qu’en payant un tribut à un propriétaire qui avait établi sur ce même ruisseau un lavoir particulier. La toiture est en tuiles de terre cuite marquées «Langlois», tuilier roussillonnais.